Art-thérapie – CMP Thérèse Lempérière

Sommaire :

TofsExpo-7Ateliers d’art-thérapie à dominante arts-plastiques- (juin 2012 – juillet 2013).

 

Présentation

Les ateliers d’art-thérapie ont commencé en juillet 2012 pour se finir à la fin du même mois, un an plus tard. Les différentes prises en charge se sont ainsi étalées, pour les plus longues, sur treize mois. Les patients en bénéficiant étaient répartis dans deux groupes distincts. Les séances duraient 1h30 et étaient hebdomadaires.

L’objectif principal de l’art-thérapie consiste à mobiliser les capacités du sujet nécessaires à l’élaboration d’une expression non-verbale dirigée vers un idéal esthétique qui lui est propre, afin de favoriser sa qualité existentielle.

Pour cela, la dominante artistique proposée était les arts-plastiques. Cependant, d’autres disciplines

artistiques ont été contemplées ou pratiquées dans le but de stimuler le ressenti esthétique des patients, de favoriser leur faculté critique, leur plaisir, leur engagement.

Disciplines artistiques pratiquées :

  • Arts plastiques (dessin, peinture acrylique, modelage) ;
  • Musique ;
  • Photo ;
  • Vidéo ;
  • Danse ;
  • Théâtre (lecture, mime) ;
  • Écriture.

Retour au sommaire.

Objectifs

Les objectifs théoriques des prises en charge peuvent varier selon les personnes mais visent

toujours une amélioration de la qualité de vie. Au regard des pathologies psychotiques, certains axes majeurs se sont dégagés :

  • favoriser l’adaptation psycho-sociale,
  • engager un travail de différenciation des limites entre objectivité et subjectivité,
  • lutter contre les effets du handicap entraînes par la pathologie.

Les objectifs opérationnels doivent être individualisés, directement observables lors des séances et être évalués pour permettre éventuellement de réajuster la stratégie et le protocole thérapeutique.

  • Favoriser l’expression, la communication et la relation.
  • Permettre l’émergence d’un plaisir sensoriel et/ou esthétique et ainsi :
    1. diminuer l’anxiété,
    2. augmenter l’implication dans l’activité et faire diminuer l’apragmatisme.
  • Stimuler les capacités cognitives par des efforts d’élaboration et d’adaptation.
  • Stimuler la motricité et la praxie.

Retour au sommaire.

Méthodologie

Les séances d’art-thérapie se déroulent presque toujours de la même façon, avec des repères spatio-temporels précis, afin de renforcer l’aspect sécurisant et contenant du cadre.

Séance type :

  •  Installation : les patients rentrent tous en même temps dans l’atelier. Ils s’installent et signent la feuille de présence. L’art-thérapeute peut les questionner sur la semaine écoulée et notamment s’ils ont des expériences artistiques ou esthétiques à communiquer au groupe. C’est un moment court mais convivial.
  • Échauffement : c’est une activité courte de type exercice dirigé. L’objectif est de faciliter l’engagement dans l’activité à venir en proposant dans un premier temps un exercice ludique et ne demandant que très peu de concentration et aucun savoir-faire. Néanmoins cette « pré-activité » fait appel à de nombreux mécanismes notamment sur le plan moteur qui mettront le sujet dans des dispositions facilitant l’engagement dans l’activité à proprement parlé.
  • Énoncé du sujet : nous distribuons ou énonçons la consigne de l’activité. Nous pouvons ajouter parfois un extrait de film, une musique, une photo, des livres, … pour introduire ou illustrer la consigne.
  • Activité : après un temps de réflexion sur la consigne, les patients choisissent le matériel avec lequel ils vont réaliser leur production et passent à l’action. Un café ou un thé sont proposés à mi-temps de l’activité pour permettre à ceux qui le veulent de faire une pause et d’échanger sur les travaux en cours.
  • Exposition : nous disposons les productions au fond de la salle, les unes à côté des autres, nous nous plaçons à l’extrémité afin de prendre du recul et nous échangeons sur ce que nous voyons. Chacun est invité à prendre la parole.
  • Rangement : chacun aide au rangement du matériel et de la salle avant de quitter les lieux.

Retour au sommaire.

L’exposition marque la fin de la prise en charge en atelier d’art-thérapie

Après plusieurs mois de prise en charge art-thérapeutique, de nombreuses productions artistiques ont pu être réalisées, de bonnes relations entre les patients se sont instaurées créant ainsi une dynamique de groupe. Tout ce cheminement a eu des effets positifs sur l’estime de soi et sur l’implication relationnelle à l’intérieur du cadre thérapeutique. L’exposition cherche à renforcer ces effets et à les étendre. Il s’agit de sortir de l’atelier d’art-thérapie afin de se confronter à la société.

Le cadre de l’exposition est assuré par l’art-thérapeute mais élaboré par les patients et cherche à potentialiser le rayonnement des productions artistiques et à créer une ambiance conviviale et sécurisante propre à favoriser la communication et la relation entre les exposants et le public. Des invitations sont données aux patients afin qu’ils puissent convier leurs proches, pour que ceux-ci puissent assister à cet instant valorisant où la personne schizophrène n’est pas identifiée à sa pathologie mais à capacités d’expression, qu’on les juge esthétique ou non.

Si l’exposition a pour objectif le renforcement de l’implication relationnelle et la valorisation des exposants, elle cherche réciproquement à lutter contre les préjugés sur la maladie mentale et en particulier sur la schizophrénie, pathologie encore mal connue et souvent fantasmée par le grand public. Dans cette perspective, la presse locale a été invitée.

Retour au sommaire.

Expositions réalisées en 2013 :

  • Maison Des Usagers (CHAI, Saint-Egrève)
  • Laboratoire d’Art d’Aujourd’hui (La Bifurk, Grenoble)
Bookmark the permalink.

One Comment

  1. Super travail!

Laisser un commentaire