Ateliers au Chevalon

Sommaire :

Article en cours de rédaction.

Cette atelier est l’aboutissement des deux ans d’expérience de l’association. Nous avons pu mettre en place l’ensemble des éléments nécessaire pour le bon déroulement d’une action en institutions :

  • des partenaires de terrain impliqués dans l’équipe,
  • une phase d’immersion pour nous permettre de mieux savoir où nous mettons les pieds,
  • un thème choisit par les participants.

Nous avons aussi pu expérimenter l’implication de bénévoles dans les ateliers ainsi que la mise en action de “jeunes” dans l’espace publique. Cet article décrit le déroulement de l’action et les différentes phase que nous avons mis en place.

Le rapprochement entre Le Chevalon et Et Pourquoi Pas ?

La rencontre entre les deux associations a été impulsé par Éric Perrin, éducateur spécialisé au sein du Chevalon de Voreppe. Il souhaitait mettre en place un atelier d’expression qui pourrait être exposé lors de la semaine de la jeunesse organisée par la marie de Voreppe.

Avant de commencer les ateliers, Nicolas Moiroud (salarié de notre association) a rencontré l’équipe des éducateurs spécialisés puis une équipe plus restreinte composé de Aurélie Eymard, Julie Ronzon, Éric Perrin et Claire (dont nous avons oublié le nom de famille). De ces réunions nous avons établi une base de travail qui nous permettait de rencontrer les jeunes et d’initier les ateliers.

En parallèle au sein de EPP?, nous avons fait un appel aux bénévoles afin de construire ces ateliers collectivement. En plus de Nicolas, Audrey Chic, Adeline Dagallier et Yann Courbon ont participé au projet.

Par la suite, nous aimions dire que s’il n’y avait qu’un salarié dans cette action, il y avait bien quatre professionnels. Effectivement, Adeline et Yann ont le diplôme d’éducateur spécialisé (en plus d’avoir une fibre artistique), Audrey est diplômé dans la culture et a suivi plusieurs formations d’outils d’éducation populaire.

La phase d’immersion (Novembre-décembre 2011)

Nous avons d’abord commencé par venir régulièrement pour nous faire repérer par les jeunes.  Pour cela, nous avions disposé dans le hall un panneau d’expression en bois assez imposant. Des papiers collés et posés sur le panneau pouvaient être remplis par les jeunes. Régulièrement, nous rajoutions des photos du lieu vide afin de faire bouger le tableau et susciter de la curiosité.

Nous savons que les panneaux d’expressions ne fonctionnent que s’ils sont animés. Aussi, nous venions deux à trois par semaines durant une petite heure. Ainsi, nous engagions des discussions avec les jeunes qui passaient par là. De ces temps, nous tentions de tirer quelques propos que nous rajoutions sur le panneau.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

Au final nous avons du avoir seulement une petite dizaine de réactions spontanées écrites en dehors de notre présence. Cela a confirmé la nécessité d’une présence humaine autour de ce type d’outils d’expressions. Dès lors que nous étions présents, les réactions été plus nombreuses. Le passage à l’écrit était cependant plus difficile. Un de nos regrets est le manque de réactions “adultes”. Nous pensons avoir mal communiqué sur la possibilité pour les professionnels de la structure de s’exprimer également sur le panneau.

Ces temps de rencontres étaient aussi l’occasion de parler des ateliers que nous allions mettre en place les mois suivants. Nous sommes restés volontairement flous les premiers temps sur les ateliers que nous allions mener. Effectivement, nous avions peur d’orienter la thématique plutôt qu’elle émerge des temps de discussion.

En décembre, nous avons appris qu’il y avait une fête de Noël dans l’établissement. Nous avons proposé de mettre en place un studio photo durant cet évènement. Le principe est simple : nous avons installé un fond de studio noir avec les lumières nécessaires, nous avons branché l’appareil photo à un ordinateur équipé d’un logiciel de retouche en temps réel et  nous avons connectons le PC à un vidéo-projecteur. Avant la prise de vue, nous avons configuré le logiciel de retouche afin de traiter les photos dans un joli noir et blanc. Le résultat est tout aussi simple : durant la soirée les jeunes et les professionnels sont venus se faire prendre en photos et le résultat était vidéo-projeté en direct. Cette action fût une réel réussite qui nous a permis de tisser un lien avec les personnes présentes dans la bonne humeur.

Pour conclure cette phase d’immersion, nous avons organisé début janvier une petite performance :

[ylwm_vimeo]53861510[/ylwm_vimeo]

Suite à cette petite performance, nous avons distribué les photos prises à Noël et nous avons annoncé les premiers ateliers.

La phase d’inititiation.

Les trois premiers ateliers que nous avons animer étaient de l’ordre de l’initiation. Nous les avons coupé en deux temps :

  • un premier temps de discussion : l’objectif était de savoir ce que les jeunes souhaitaient dire aux personnes qui ne les connaissait pas. Comme pour tous les temps collectifs que nous animons, nous commençons par installer un cadre de discussion bienveillant et de respect.
  • un second temps de réalisations : le but de cette deuxième partie était de montrer les “possibles” créatifs aux participants. Ainsi, nous avons proposé des ateliers de création d’affiche, de montage photographique, de collage photographique (à partir de journaux ou de leurs photos) et une discussion sur les photo-reportages. Nous voulions qu’à la fin de ces 3 séances, les participants choisissent un support…

A la fin de ces trois ateliers, le groupe d’une quinzaine de participants avait déterminer sont thème : “Nous sommes comme tout le monde, mais nous avons une différence“. Pour la forme, ce fut une autre histoire. Enthousiastes, les participants n’ont pas réussir à choisir une forme particulière. Ne souhaitant pas choisir pour eux, nous nous sommes donc lancé dans les quatre différentes productions que nous leur avions déjà présentés.

Nous avons aussi profité de cette fin de phase pour demander aux participants si notre organisation et notre animation leurs convenaient. Ils ont pu ainsi exprimer leur satisfaction de ne pas “devoir” venir à chaque atelier. Ils appréciaient aussi l’organisation en deux temps : un où on vient faire des affiches que l’on peut voir dès la prochaine séance, le deuxième où on discute. Nous avons donc décidé de rester sur cette configuration sauf que le deuxième temps sera dédié aux ateliers qui nécessite plus d’une séance de réalisation (photo-collage, photo-reportage et photo-montage).

C’est ainsi que de février à avril, nous avons travaillé sur l’expression des jeunes à travers des affiches, des photo-reportages, des photo-montages et des photo-collages.

La phase de création

1 – Les Affiches :

Nous avons réalisé trois séries d’affiches. A chaque fois l’exercice se déroulaient de la même manière :

  • Nous donnions une phrase d’accroche, comme par exemple “Je suis comme tout le monde quand…
  • Chacun construisait sa phrase à partir d’une situation ou d’un ressentis vécu
  • Nous faisions un tour de table pour entendre les phrase de chacun en réfléchissant à comment la mettre en scène
  • Nous réalisions les affiches avec les personnes.
  • La séance suivante, nous exposions les affiches imprimées et demandions les avis de chacun.

La première série “J’ai ressenti … quand …” nous a posé questions. Nous avions peur de rentrer dans un certain misérabilisme alors que les participants ne souhaitaient pas être dans ce registre.

La seconde série a permis de rentrer dans un décalage et de nous recentrer dans la volonté du groupe. L’affiche “Je suis comme tout le monde quand je suis au WC et qu’il n’y a plus de papier toilette” a vraiment participer dans ce changement de position.

C’est ainsi que le troisième série “Je me dépasse quand…” a pu voir différents style d’affiche, des plus sérieuses aux plus humoristique.

Toutes les affiches seront exposées pour le temps final.

2 – Les Photo-Montages :

3 – Les Photo-Collages :

 

 

 

 

4 – Les Photo-Reportages :

Ce support a certainement était le plus complexe à mettre en œuvre. Durant les ateliers, nous devions juste regarder les photos prises lors de la semaine précédente. Hors, il a été difficile pour les participants de faire des photos entre les ateliers.

Pour le permis, les interviews ont été menés sans difficultés en dehors de notre présence. Mais il a fallu que nous intervenions pour la prise de vue. Nous avons profité de la venue d’une auto-école avec une voiture adaptée pour faire les photos. Pour les chambres, les personnes motivés par cette thématique nous ont demandé très rapidement que les photos prises par nous.

 

 

 

Bookmark the permalink.

Laisser un commentaire