GA – “La Folie”

tract1

Compte-rendu de la journée d’action du 20 mars 2015 :

Après avoir préparé l’action le matin et rédigé un tract d’appel à contribution (voir pj),
nous nous sommes rendus à la gare pour faire un recueil de paroles.
Nous avons formés deux groupes, un qui prenait les réponses par écrit, un qui enregistrait les réponses à l’aide d’un micro.
De 14h à 16h30, nous avons recueillis environ 25 paroles de personnes différentes.
Nous avons été très surpris de voir que les passants acceptaient presque tous de répondre à nos questions et pour certains nous remerciait de faire ce travail. Autant dire que ça nous a bien motivés.
Pour la prochaine fois, nous avons pensé :
– faire la synthèse des retranscriptions des paroles recueillies
– Echanger sur les différents scénarios possibles relatifs à l’histoire que nous souhaitons raconter (nous nous sommes donné des devoirs : chacun d’entre nous dois écrire le scénario de la performance / spectacle qui sera l’aboutissement de notre travail),
– Préparer la prochaine action
Nous avons fait le choix de faire ça un soir de semaine. Voici donc le doodle :  http://doodle.com/nah73zmasryrpcsk
N’hésitez pas à vous inscrire, même si vous prenez l’action en cours de route… tout le monde est le bienvenu, avec ses possibilités et ses contraintes. Si vous avez des personnes de votre entourage intéressées, invitez les !
Faites tourner le tract d’appel à contribution !

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Compte-Rendu de la rencontre du 20 février :

nous avons débriefer les entretiens :
  • à la question, c’est quoi pour toi la folie ou quand je te dis folie tu penses à quoi, généralement, les personnes répondent en nous donnant une définition théorique qui distingue ce que nous avons appelé “folie douce” (ou extravagance, ou petites névroses, folie en terme générique,…) et folie au sens psychiatrique (foliediagnostiquée, psychose, névrose invalidante,…). Cela nous a fait dire deux choses : la première c’est que cette distinction représente un axe qui peut être définit comme un décalage par rapport à la norme, ou un degré d’invalidité (difficulté d’adaptation entrainant des souffrances). Cet axe pourrait nous servir de trame pour notre scénario, c’est-à-dire une progression de la “folie douce” à la maladie psychique. La deuxième, c’est que ces questions ne sont pas très pertinentes, on aura toujours les mêmes réponses.
  • Nous avons décidé de retenir une seule question : “C’est quoi ton expérience de la folie ?” : en effet, cette question, malgré qu’elle soit délicate à poser, est la seule qui fait appel au vécu de la personne.
  • Après discussion, nous avons également décidé de ne pas nous focaliser sur un public en particulier mais de poser cette question au tout venant.
– nous avons discuté de la production finale :
  • nous aimerions faire un spectacle vivant proche de la performance “diapo vivant” que nous avions réalisé au festival sur le thème des quartiers (visionnage dispo sur notre site web). Pour cela, il nous faut raconter une histoire avec un début et une fin, donc avec une progression. Quelle progression choisir ? Celle évoquée plus haut, c’est-à-dire celle qui part de la folie douce pour arriver à la maladie psychique ? A réfléchir…
  • nous avons fait le choix de structurer notre histoire en fonction des propos recueillis. La structure de notre spectacle reposerait donc sur l’illustration et la mise en scène des propos recueillis.
  • Nous avons également évoqué la nécessité d’écrire un scénario, et l’utilité d’un personnage principal qui permettrait au spectateur de se projeter dans l’histoire ( le perso principal pourrait se poser cette question au tout début du spectacle : “Suis-je fou ?”).
– nous avons établi un premier calendrier prévisionnel :
  • pour rentrer dans les clous et pouvoir présenter notre production en septembre pour la 2ème édition du festi, il faudrait terminer la production finale fin juin afin de nous laisser le temps de répéter et d’affiner…
  • D’ici là, à raison de 2 rencontres par mois environ, il nous reste 8 séances collectives (6 serait plus réaliste, mais bon… restons optimiste !). 8 séances pour recueillir de la parole, la mettre en forme, l’insérer dans une mise en scène,… c’est très court ! Il va donc falloir qu’on ne soit pas trop ambitieux et qu’on soit efficace !
– nous avons discuté du contenu :
  • au regard de notre temporalité courte, nous avons choisi d’avoir plusieurs sources de contenu possibles. Dans l’idéal, il faudrait que le recueil de contenu soit bouclé avant mi-parcours, c’est-à-dire à notre troisième rencontre.
  • le contenu repose essentiellement sur le recueil de paroles à partir :
    • de deux actions collectives de recueil de paroles dans l’espace public
    • des entretiens individuels que chacun d’entre nous continuera à faire passer aux personnes de son choix
    • de témoignages empruntés (dans un doc, dans un film,…) ou inventés, dans un second temps pour inclure une parole qui manquerait et qui serait importante dans notre histoire.
  • Cela devrait nous permettre d’avoir un max de contenu en un minimum de temps…
  • Pour les outils possibles au recueil de la parole, nous avons fait le choix d’avoir une large palette pour l’instant, à savoir : la photo, la vidéo, le dessin, l’enregistrement sonore, l’écrit, et le prospectus (le prospectus est un papier avec une adresse mail qui explique notre démarche de recueil et qui donne la possibilité à la personne de nous envoyer sa parole plus tard par mail). Le choix de l’outil utilisé dépend principalement de la personne interrogée, de ce qui lui permettra d’être le plus à l’aise.

– pour la prochaine fois :

  • nous avons fait le choix de faire un premier recueil collectif dans l’espace public autour de la question “Quelle est ton expérience de la folie ?”
  • ça se déroulera sur un samedi :
    • rdv à 10h30 à la bifurk pour un p’tit café et la préparation du matos
    • ptite bouffe à 12h30
    • départ à 14h pour la gare de Grenoble, site choisi pour le recueil
  • pour faciliter notre démarche sur place, nous avons pensé faire une imposture, une p’tite sénette ou une p’tite perf, histoire d’attirer l’attention et de susciter la curiosité (nous avons notamment pensé nous servir du piano qui est dans le hall de la gare, Ludivine va proposer à un pote à elle qui sait en jouer et qui est clown de venir avec nous… si vous avez des idées, n’hésitez pas à les faire suivre par mail à tout le monde…).
  • Fin vers 18h, après avoir ramené le matos à la Bif

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Prise de note de la première rencontre express sur le thème de la folie

Les objectifs possibles  :

  • lutter contre les préjugés
  • questionner le thème, l’humaniser
  • faire une production mêlant différentes disciplines artistiques (peinture, photo, danse, musique, etc)

De nombreuses questions sur un thème aussi large que délicat car fortement connoté :

  • Comment aborder le thème de la folie ?
  • Quel est le public concerné et/ou le public visé ?
  • Qu’est ce que nous voulons montrer ?
  • Quelle forme d’action et de restitution ?
  • Quels sont les tabous liés au thème ?
  • Questions sur la norme et la stigmatisation
  • Quelles connaissances souhaitons nous transmettre ? Faut il faire intervenir des spécialistes ?

Les formes possibles :

  • Micros-trottoirs et interviews
  • Porteur de parole photographique/Exposition
  • Diapo vivant/Performance/spectacle

Il va falloir définir une porte d’entrée dans le projet. Proposition de réaliser rapidement un premier micro-trottoir pour rencontrer des personnes non-choisies et les interroger sur le thème (exemple :arrêt de tram). Cela permettra de recueillir de la matière et d’aider à affiner le projet. Approche progressive.

  • Réseau/partenariat à développer
  • Prochain temps de travail en janvier 2015.

Le prochain RDV du Groupe d’Action “La Folie” du 17 janvier 2015 est annulé et reporté à très bientôt. On vous tiens au courant !

Le groupe est ouvert aux nouveaux venus, alors n’hésitez pas à venir nous rencontrer !

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